Etude sur la masse d’eau souterraine du Devès :

Le SAGE Loire-Amont mène une étude en partenariat avec le SAGE Haut-Allier visant à définir le futur schéma de gestion de la masse d’eau souterraine du Devès (en rouge sur la carte).
Elle est associée à la masse d’eau souterraine du massif volcanique du Velay dans le classement Nappe à réserver à l’Alimentation en Eau Potable (NAEP).
Le massif volcanique du Devès correspond à un vaste entablement basaltique de 850 km2 sur 70 km de long et 15 km de large, qui est le résultat de plusieurs épisodes d’activité volcanique. Près de 150 cônes stromboliens et plusieurs maars sont répertoriés sur le secteur.

Cette ressource souterraine du Devès est nécessaire aussi bien pour :

  • l’Adduction en Eau Potable (AEP) avec 188 captages qui desservent 93communes, soit environ100 000 habitants.
  • le fonctionnement des espaces naturels, des cours d’eau ainsi que pour celui des zones humides.
  • les usages liés à l’activité humaine ( usages agricoles, industrie, géothermie etc…).

Jusqu’à présent, seul 1 piézomètre localisé à Chaspuzac permettait de suivre le niveau de hauteur d’eau de la nappe de Chaspuzac (juste de la nappe de Chaspuzac). L’objectif de l’étude est donc d’acquérir et de compléter le peu de connaissances de la masse d’eau souterraine des Monts du Devès, d’établir les interactions de chaque secteur, d’évaluer le potentiel d’exploitation des ressources et de définir la nécessité et les modalités de mise en place d’un schéma de gestion.
En effet, d’un point de vue hydrogéologique, la complexité de la masse d’eau souterraine est à souligner : plusieurs nappes sont superposées, avec des temps de séjours variables dans la coulée volcanique. Le fonctionnement de ces nappes et les interactions entre elles sont donc encore méconnus.
Devant l’ampleur de la tâche, la stratégie a été de se concentrer sur les points de captages AEP les plus importants de la chaîne des monts du Devès :

  • Puys Bannat
  • Chantuzier
  • secteur lac du Bouchet
  • secteur Landos et Rauret
  • Chateauneuf au Monastier sur Gazeille
  • Besson – Roulon
  • Montbonnet
  • complexe de Vourzac

La stratégie d’acquisition des connaissances est la suivante (suivi sur 4 ans):

  • Pluviométrie et hydrométrie : installation de 6 piézomètres et 6 stations hydrométriques en complément aux stations déjà existantes, afin d’avoir une vision représentative sur l’ensemble du territoire concerné.
  • Mesures géophysiques sur un linéaire cumulé de 20 km, afin d’avoir de la donnée sur la structuration du sol en ciblant prioritairement les
    ressources importantes pour l’AEP (à proximité des forages).
  • Suivi des nitrates : 4 campagnes annuelles sur 15 sites afin d’essayer de comprendre les mécanismes de transfert des pollutions .
  • Suivi des niveaux de nappes : 2 piézomètres ont été installés et 2 sont en cours d’installation.
  • Suivi du débit des sources : une dizaines de sites sont équipés, correspondants aux ressources importante du territoire pour l’AEP.
  • Datation des eaux : les sites seront à définir à un stade plus avancé de l’étude.

Piézomètre à Chantuzier

Piézomètre à Chateauneuf, au Monastier sur gazeille

Station hydrométrique du ruisseau des Ceyssoux au Brignon

En ce moment, 2 piézomètres en cours de réalisation se trouvent sur les sources du Roulon et du Besson.
Les résultats de cette première année d’étude seront présentés lors d’une Commission InterSAGE Loire-Amont et Haut-Allier le 18 juin.


A ce titre, les membres de la CLE recevront une invitation prochainement.